Préface
Les recommandations contenues dans ce document ont pour objectif d’assurer la cohérence, au plan national, des bonnes pratiques en matière de premiers secours (Art. L112-2 du Code de la sécurité intérieure).
Issues des publications de diverses sociétés savantes et adaptées à l’usage des secouristes par une commission d’experts dont il convient de saluer le travail et l’abnégation, elles permettent aux organismes habilités et aux associations agréées de disposer de l’ensemble des éléments nécessaires pour réaliser les procédures et les techniques afférentes afin de garantir la qualité de prise en charge des victimes.
En cela, ce document est un recueil des règles de l’art en la matière. Il a vocation à être complété, par la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises, au fil du temps, de l’ensemble des pratiques des divers acteurs, dès lors qu’elles sont justifiées et fondées à améliorer la qualité de la prise en charge des victimes dans les différents contextes de l’intervention.
L’organisation adoptée, sous forme de fiches (apports de connaissances, procédures, fiches techniques) permet une évolution continue de ce document, d’une part, et facilite l’organisation de la formation continue, d’autre part. Les références des fiches sont constituées comme suit :
| Chapitre | Type | Ordre par type |
|---|---|---|
| 01 | AC | 02 |
| 1er chapitre | Fiche apport de connaissance | 2ième fiche AC du chapitre |
Cette organisation permet une lisibilité précise et complète quant aux contenus de formation délivrés, susceptible de faciliter les reconnaissances d’acquis, en application des dispositifs réglementaires en vigueur.
Il convient de rappeler que ce document n’est pas un guide pédagogique. Son organisation ne présuppose pas de séquençage à adopter pour en assurer l’enseignement, celui-ci étant de la compétence des organismes de formation et des associations agréées de formation.
Une partie de ces recommandations doit obligatoirement être reprise lors de certains enseignements, afin de garantir la cohérence du dispositif de formation en la matière. Certains apports de connaissances et certaines procédures, bien que d’enseignement non obligatoire, peuvent utilement compléter ces formations, dès lors que des volumes horaires spécifiquement dédiés sont prévus, en sus des minima prescrits dans les textes réglementaires.
Dans le cadre des actes à visée diagnostique, seules les personnes autorisées par la réglementation peuvent les mettre en œuvre.
Bien que distinctes du dispositif réglementaire, ces recommandations sont susceptibles de produire des effets de droit, notamment dans l’examen des responsabilités des acteurs qui ne les auraient pas respectées.