Préservation du potentiel mental du secouriste
[01AC04 / 11-2021] PSE①
Dans son activité, le secouriste est soumis à une charge mentale élevée et n’est donc pas préservé de la souffrance psychique. Le contact soutenu et répété à différentes contraintes émotionnelles confronte le secouriste à certains risques psychologiques, notamment des troubles relevant du stress, du traumatisme ou encore de l’usure et de l’épuisement.
Il est important qu’il ait connaissance de ces risques afin de pouvoir les repérer et s’y préparer. Il pourra ainsi gérer au mieux ces situations particulières et ses propres réactions, afin de limiter l’impact et les conséquences dommageables pour sa santé.
Les réactions immédiates de stress
D’intensité modérée, la réaction de stress permet au secouriste de mobiliser ses ressources pour accomplir sa mission. Elle est focalisatrice d’attention, mobilisatrice d’énergie et incitatrice à l’action.
Le stress est dit de forte intensité lorsque le secouriste voit ses capacités d’adaptation se dégrader, entraînant des réactions inhabituelles et inadaptées :
- L’agitation désordonnée (présente un état d’excitation rendant ses gestes fébriles, parfois inutiles et inefficaces, ses actions sont incohérentes et non coordonnées avec celles de l’équipe …);
- La fuite (se met à distance, se réfugie dans des actions lui permettant de se soustraire à la situation) ;
- L’action automatique (agit en mode réflexe par des gestes mécaniques et/ou ralentis et est en incapacité de s’adapter en cas de changement de la situation) ;
- La sidération (se retrouve en incapacité d’agir, de penser, est comme « anesthésié » au niveau émotionnel).